L’oxyurose chez bébé

L’oxyurose est l’une des causes les plus régulièrement citées quand on aborde le sujet des vers intestinaux chez l’enfant.

Les autres facteurs sont le plus souvent des pathologies tropicales, peu rencontrées dans les milieux tempérés, ou alors il s’agit d’atteintes qui sont beaucoup moins spécifiques des enfants.

L’oxyurose est très fréquente dans les pays tempérés (Europe, Amérique du Nord, Asie centrale, sud de l’Amérique latine et de l’Afrique) et chez les enfants (de 70 à 80 % d’entre eux en sont touchés). C’est une parasitose, c’est-à-dire une maladie due à un parasite, Enterobius vermicularis.

Quelles sont les causes de cette maladie ?

Les vers intestinaux chez les enfants sont provoqués par un parasite, en plus précisément Enterobius vermicularis ou oxyure, à réservoir strictement humain.

Les vers sont de petites tailles, blancs et ronds. Suite à leur ingestion par l’enfant, les œufs éclosent dans l’estomac. La larve se métamorphose assez vite en ver adulte et se déplace un peu plus bas, dans l’intestin. Puis, femelle et mâle s’accouplent. Après, la femelle descend jusqu’à l’anus où elle pond jusqu’à 10 000 œufs en moins d’une demi-heure avant de mourir et d’être éliminée.

La contamination commence par l’enfant

L’enfant s’auto-infeste en mettant ses doigts à la bouche ou en les léchant. Il peut contaminer également les personnes qui l’entourent lors de contacts avec la main. La transmission de la maladie se fait par voie buccale par ingestion d’œufs par l’intermédiaire de doigts sales, d’objets, de jouets, de tapis, de linge de toilette, de draps, etc…

L’oxyurose se retrouve essentiellement dans certains groupes de personnes (familles, crèches, écoles, internats, hôpitaux, institutions pour enfants handicapés…). Le fait de sucer son pouce est un facteur de risque important. Ainsi, une tétine (ou sucette) peut s’avérer une alternative pour en réduire les risques.

Comment peut-on savoir qu’un enfant souffre de cette infection ?

Lorsque l’infestation par les vers est minime, l’oxyurose peut être asymptomatique (sans symptôme). Cependant, en cas de contamination importante, des manifestations sont présentes.

Les manifestations chez le garçon, la fille et la femme

La plus sympathique est le prurit anal nocturne, plus clairement, ce sont des démangeaisons au niveau de l’anus ayant lieu durant la nuit. Le grattage génère des lésions, parfois des hémorragies et une surinfection. D’autres signes sont possibles, mais moins spécifiques : douleurs abdominales, diarrhée, nausées, vomissements.

Chez la fille, le passage des vers (oxyures) au niveau de la vulve peut provoquer des démangeaisons et une inflammation (vulvovaginite). De plus, il peut être responsable d’infections urinaires répétitives.

Chez la femme, des pertes vaginales (leucorrhées) peuvent être visibles, parfois une vaginite ou même une salpingite (inflammation des trompes utérines).

Des symptômes inhabituels chez l’enfant

Quelques manifestations inhabituelles de l’enfant peuvent alarmer :
– agitation ;
– cauchemars ;
– énurésie dite secondaire (fait d’uriner sur soi alors que la propreté était acquise depuis un certain temps) ;
– irritabilité ;
– onychophagie (se ronger les ongles) ;
– parfois convulsions.
Il existe souvent un retentissement dans le milieu familial et scolaire.

Dans de très rares cas, d’autres organes (foie, ovaire…) sont atteints.

Comment se préserver au mieux ?

Tout comme pour le molluscum chez le bébé, des mesures préventives permettent de réduire la propagation de l’oxyurose. Elles doivent être réalisées par les personnes atteintes et leur entourage :
– changer la literie et le linge (serviettes de toilette, de table, pyjama, sous-vêtements, etc..…) le jour du traitement ;
– se couper les ongles le plus court et régulièrement possible ;
– se laver les mains avec brossage des ongles, après chaque selle, et avant chaque repas ;
– mettre un pyjama fermé pour éviter le contact direct des doigts sur l’anus lors du grattage nocturne ;
– nettoyer les objets personnels et partagés comme les crayons, les jouets, les gommes…
– laver les sols de chambre, les tables d’école (en cas de contamination scolaire).

Examen(s)

Le diagnostic d’oxyurose est souvent fait par le sujet lui-même ou un des parents, qui découvre de petits vers blancs dans les sous-vêtements, autour de l’anus, ou encore dans les selles, à ne pas confondre avec d’autres éléments parasitaires (anneau de ténia, myase…) ou des aliments (céleri).

La mise en évidence des œufs se fait grâce au scotch-test anal. Cet examen doit être pratiqué le matin, au réveil, avant la toilette, en appliquant un morceau de ruban adhésif transparent sur l’anus pendant quelques secondes (en déplissant dans la mesure du possible les plis de l’anus) : il s’agit de recueillir des œufs de parasites, qui seront ensuite examinés au microscope dans un laboratoire.

Traitement(s)

Le traitement de l’oxyurose repose sur des médicaments antiparasitaires : flubendazole (Fluvermal®), albendazole (Zentel®)…

Le médicament choisi est prescrit pendant généralement un jour, plus rarement deux ou trois. La dose est à renouveler une fois vingt jours plus tard. Si la famille est atteinte, elle doit recevoir le traitement le même jour.

Pour une efficacité optimale, des mesures d’hygiène et de prévention doivent être impérativement respectées.

Phytothérapie

En cas de vers intestinaux, la phytothérapie peut être utile en complément d’une prise en charge adaptée.

En infusion : 30 g semen contra (semences), 30 g de thym (feuille), 30 g de santoline (plante), 30 g d’absinthe (feuilles), 30 g de séné (follicules), 30 g d’armoise (plante), 20 g de réglisse. Mettre 3 cuillerées à soupe du mélange dans 1 litre d’eau bouillante. Laisser bouillir 3 minutes. Filtrer. Boire 3 tasses en 24 heures. Renouveler pendant 3 jours.

Naturopathie

Pour éliminer les vers des intestins :
– manger de l’ail car il est antioxures. 1 gousse chaque jour (mâcher des grains de café ensuite pour réduire la mauvaise haleine) ;
– consommer de grandes quantités de graines de courge car elle sont vermifuges.

Dans tous les cas, ces deux aliments permettent d’éviter les vers lors de terrain vermineux.

Pour aller plus loin …

Dorothée Gomez – Kinésiologue quantique

Publié par Thameur DEBOUBA

My name is Tham. I’m language teacher. I grew up in the French Riviera in a Tunisian family, so my native languages are Tunisian & French. In 2009-2010, I’ve been studying in Andalusia, south of the Spain to improve my English & Spanish professional working skills and get my Master degree in Human Sciences. Since that time, thanks to the languages I’ve learnt, I’ve never stopped travelling for learning & teaching : Central Africa Republic, Russia, Barbados, Italy, New York & London. I have more than 10 years experience teaching children, teenagers & adults in many different environnements, such as primary school, middle school, high school, higher education center, prison, migrant camp, military camp). Since 2017, I also began to teach remotely with students who were following a sport study program. And during the French containment period regarding the Covid-19, I’m teaching daily to maintain the level of my students and get them ready to pass language exams.

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