Betty City

Bonne lecture.

Comment j’en suis arrivé là ? Ah oui… Tout a commencé il y a une semaine.

« Bonjour et bienvenue dans votre émission préférée : comment ça a buzzer ? Aujourd’hui nous nous trouvons devant l’incroyable usine de marionnettes « Betty city » ».

Puis j’entrai dans l’immense usine, à partir de ce moment-là, je fus seul…enfin c’était ce que je pensais. Je continuais mon émission insouciamment : « Ici Jean ; votre animateur favori, à présent je suis dans l’usine à côté des modèles qui sont tous plus incroyables que les autres… Sauf celle-là : Betty en deuil ? Qui voudrait acheter cette poupée ? Elle est triste et mignonne à la fois. », je remarquais alors que la poupée était allongée sur le sol : « bon et bien je vais la ramasser ».

 Quand j’eu ramassé le jouet, je vis que derrière celui-ci se trouvait un grand rideau rouge et poussiéreux, intrigué, je l’ouvris, j’aperçu une immense porte blindée… Il y avait des inscriptions sur la porte : « Nouveau prototype en cours ! Accès restreint aux personnes autorisées ». 

Cette porte n’était pas mentionnée dans le contrat que j’ai signé, « je peux donc entrer ! ». J’ouvris la porte et vis… « Une poupée Betty ! » tous ces avertissements pour si peu… je trouvais ça étrange, elle avait l’air normale. Je la mis à ma main et soudain une alarme retentit, cela ne m’inquiétais pas ; puis après avoir présentée la marionnette devant la caméra j’essayais de l’enlever mais elle refusait de s’enlever, dans un mouvement brusque j’ai appuier sur sa tête par mégarde, puis j’entendis : « Eh tu as bien raté ton coup toi ! ». 

Pris de panique je poussais un cri digne d’un enfant, la poupée n’eu aucune réaction. Je dis alors à la caméra : « vous avez peur que quelqu’un ou quelque chose soit maléfique ? Eh bien faites comme moi et poussez un grand cri, si la chose ne réagit pas c’est qu’elle est tout à fait normale, autrement… Bref, voyez-vous je n’ai pas eu peur je faisais juste un test !» dis-je moyennement serein. Je ne savais plus quoi faire, alors j’appuyais sur la tête de la poupée pour lui faire répéter la phrase encore et encore… Au bout d’un moment au lieu de la même phrase la poupée me dit : « Bon tu arrêtes ! tu m’énerve là !».

Je fus tellement surpris que j’en hurla de terreur, la marionnette me fixa étonnée et me dit : « Je ne t’ai jamais vu toi ! Tu es nouveau ? », elle me regarda en souriant, un de ces sourire qui fait frissonner de peur… La poupée me dit alors : « tu n’avais pas le droit d’entrée, pas vrai ? », ses yeux se posèrent sur ma caméra, elle l’a prise et jeter sur le sol pour la casser et pleine de rage elle me cria dessus : « Tu es venue filmer ma destruction !? Je vous haie tous ! » elle se mit alors à pleurer : « je n’ai rien fait moi ! Pourquoi ils veulent se débarrasser de moi ? ».

Elle continua de pleurer et de se lamenter pendant trois longues minutes ; finalement elle sourit et me dit : « je m’appelle Betty et toi ? » Betty me tendit sa main pour que je la serre et je lui répondis en lui disant mon nom, lorsqu’elle entendit mon nom elle se mis à exploser de rire tout en essayant de m’expliquer que le nom du directeur n’était pas mieux. 

Après quelques heures à discuter, je regardais sur les côtés pour savoir si je pouvais partir. J’étais seul, une poupée vivante accrochée à ma main, toutes les portes étaient fermées. Mon cœur se mit à battre de plus en plus vite !

« Jean ! » je restais sans réponses « Oh jean ! ça te dit de t’enfuir avec moi ? De toute façon les portes se sont fermés quand tu m’as réveillée, alors… ».

J’hésita un moment avant de montrer mon accord. Je demandais alors à Betty pourquoi elle voulait s’enfuir, elle me dit que le directeur voulait la détruire : « Je n’ai rien fait moi ! Il a cru que j’étais dangereuse parce que j’ai un mauvais caractère ! » reprit-elle enragée. 

« Je le hais, on n’est pas dans un film d’horreur ! Dit le moi si je me trompe mais même les ouvriers m’aiment bien, je ne vois pas pourquoi il veut me détruire ! ».

Après s’être calmée Betty me posa une question : « dit ? tu en pense quoi de la poupée Betty en deuil ? » 

– « Je la trouve bizarre… » 

– « Tu sais pourquoi elle a été créée ? » 

– « Non, pas du tout ! »

– « Pour le jour où je tuerai quelqu’un… » 

– « Attend ? Quoi ! »

– « Mais non je rigole ! En tout cas je ne compte pas te tuer. En revanche tant qu’on n’est pas sorti, tu as interdiction de mourir hein ? »

– « D’accord, c’est promis ! »

On se regarda dans les yeux un long moment avant que le silence se fasse couper par le bruit de mon ventre affamé : « Normalement, j’aurais déjà fini mon émission, quand je fini je rentre chez moi manger… ».

Betty me dit : « Tu as faim ? Ne t’inquiète pas, je sais ou les ouvriers rangent leur nourriture ! Ils mangent toujours la même chose, c’est leur plat préféré, je 

vais te guider ! Alors… Tout droit ! Tout droit j’ai dit ! Continue… Stop ! Recule un peu… A gauche… Non l’autre gauche ! Et voilà, tu n’as plus qu’à ouvrir la porte ! ».

Lorsque j’ouvris la porte, je vis… « Un stock de choux de Bruxelles ! Mais je déteste ça ! A chaque fois que j’en mange je suis malade après… ».

Betty sortit un livre de sa poche, le titre me pétrifia : « comment cuisiné des humains » la poupée me dit : « d’après mon livre les humains adorent… Les frites ! Mais apparemment il est nettement mieux de manger des choux de Bruxelles ! ».

Immangeable, c’est tout ce que c’était… 

Quelques jours passaient sans que je ne m’en rende compte. 

Je m’étais mis à penser que Betty n’était peut-être pas si gentille qu’elle le faisait penser, plus le temps passait, plus elle était froide et agressive… 

Je me réveillai allongé sur le sol, Betty me criait : « Arrête de dormir j’ai trouvé quelque chose ! » 

– « Hein ? Quoi ? »

– « Réveille-toi je te dis ! »

– « D’accord… ». 

Je me levais alors, à moitié assoupit, tandis qu’une marionnette m’hurlais dessus : « Aller ! bouge-toi un peu ! ».

Je lui demandais alors : « Mais qu’est-ce que tu as trouvé au fait ? » 

– « Comment sortir ! Abruti ! »

– « Vraiment ! »

– « Tu ne me crois pas c’est ça ? »

– « Si, si c’est juste que je suis fatigué… »

– « Bon il faut qu’on aille dans le bureau du directeur ! Dirige-toi là où je te le dis ! Tout droit… Tout droit… Tout droit… Attend, on n’est pas déjà passés par là ? Bon… A droite et voilà ! ».

J’ouvris la porte, le bureau était sans dessus dessous, des papiers était éparpillés sur le sol avec des mots écrits en rouges sang : « Détruire la marionnette à tout prix ! Je n’aurai pas dû la crée… ».

Je demandais à Betty : « Qu’est-ce que c’est ? »

– « rien, ne fait pas attention à ça… Et cherche la clef en forme de cœur !» 

– « d’accord… » 

Je me mis à chercher la clef, sous les papiers, dans les tiroirs, les armoires… Quand soudain j’entendit Betty crier : « Mais il n’est même pas fichu de ranger ! Ah il m’énerve, je vais le tuer ! » 

– « Betty je l’ai trouvé ! »

– « C’est vrai ? »

– « Tu ne me crois pas hein ? » 

– « Montre la moi ! » 

Je montrais la clef à Betty avant d’écouter ses prochaines instructions, mais elle ne parlait plus… « Betty ? » pas de réponse… « Oh Betty ! » 

– « Lâche moi ! je t’entends ! »

– « Désolé… Tu sais où l’on doit aller ? » 

– « Non, débrouille toi… Je rigole ! J’en ai juste mare de parler, je vais te montrer la direction ! »

– « Comme une boussole quoi ? »

– « Exactement ! » 

A l’aide de sa main, Betty pointait sa main dans la direction ou je devais aller et je marchais, sans relâche. On marchait depuis longtemps, quand je décidai de demander à Betty : « Tu sais pourquoi il y avait des phrases rouges sur les feuilles tout à l’heure ? ».

Cela faisait 10 minutes que je lui avais posé la question et 10 minutes que j’étais sans réponses… Quand soudain : « Parce qu’il me déteste… Le directeur me hait… Depuis toujours… »

– « Et tu sais pourquoi ? »

– « Oui… Tu poses trop de questions, arrête… »

– « S’il te plaît ! »

– «Arrête… » 

– « Je t’en supplie… » 

– « Je t’ai dit d’arrêter ! ».

Notre discussion pris fin lorsque j’aperçu un panneau ‘sortie’ et le montrais à Betty, elle fut étonnée et poussa un cri de joie tout en pleurant : « je ne pensais pas qu’on n’y arriverait un jour… Ca fait déjà 1 semaine qu’on est là ! Je suis désolée… »

– « Désolée de quoi ? »

Avant que je puisse finir ma phrase, une alarme retentie de nouveau ; pris au dépourvus, je courus vers la sortie par peur de ne pouvoir m’enfuir avec Betty, la porte était entrain de se refermée alors que je courrais vers elle. Alors qu’on était proches de la sortie, je tombais sur le sol. Les derniers souvenir que j’ai de ce moment-là sont un grand bruit sourd, de cris, des pleurs et la voix de Betty : « Tu m’avais promis de ne pas mourir ! Abruti ! ». 

Envie de lire une autre nouvelle fantastique ? Découvrez Des bonbons spéciauxUn camping étrange, 3h14, la maison sur la colline.

Publié par Thameur DEBOUBA

Enseignant/formateur dans l'âme, je suis constamment à la recherche de nouveautés pour accompagner les apprenants.

Un avis sur « Betty City »

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :