De la réalité au rêve

Sasha, (collégien lyonnais – 4e) nous partage le récit qu’il a produit dans le cadre de son travail sur les nouvelles fantastiques. Si vous souhaitez conseiller Sasha ? Postez un commentaire précisant ce que vous pensez de son histoire (éléments positifs et éléments à améliorer). Bonne lecture !

Bonjour, je m’appelle Victor, voici mon histoire.

Ce vendredi 13 février, nous étions partis avec des amis pour rendre visite à ma grand-mère qui habite à 150 km dans un petit village du nom de Luce.

Pour aller au village, on doit passer par des petites routes de campagne.

Ce jour-là, l’orage menaçait et il faisait froid. Malheureusement à mi-chemin, la voiture a fait un bruit et s’est arrêtée.

Il était tard, la nuit tombait. Nous avions tous nos téléphones portables mais le réseau était faible. Nous avons regardé la voiture, les pneus n’étaient pas crevés, le moteur fumait.. Nous avons réussi à joindre le dépanneur et lui dire où nous étions…

Deux heures passèrent sans aucun véhicule… la pluie menaçait. Nous avons rappelé le dépanneur mais le réseau ne marchait pas. L’orage était proche et sur cette petite route de campagne au milieu des collines, aucune habitation n’était visible.

Nous n’avions que quelques barres chocolatées, trois pommes, une bouteille d’eau et nos doudounes d’hiver qui ne suffiraient pas à nous réchauffer.

Nous avons décidé de marcher le long de la route dans l’espoir de trouver une ferme et une famille pouvant nous accueillir pour la nuit. Nous ne trouvâmes qu’une vieille grange isolée de la route d’une centaine de mètres. Le toit était vieux, les planches qui servaient de mur étaient abîmées. Il était évident que cette grange était abandonnée. Marc, Amandine, Angélique étaient épuisés, nous avions tant marché sans être certains d’être dans la bonne direction…. Nous avons donc décidé de passer la nuit dans cette grange humide car l’orage s’installait avec des éclairs et des bruits de foudre. Nous avions froid et faim ; nous avions vite mangé nos maigres réserves. L’orage a cédé, nous n’avions toujours pas de réseau, bientôt plus de batterie, et ma montre affichait seulement 21 heures… La nuit allait être longue, très longue. Par chance, Amandine avait un grand frère qui fumait et pour l’énerver lui avait piqué son briquet. Nous avons ramassé quelques pierres dehors, réalisé un rond avec et placé les quelques brins de paille épargnés par l’humidité et la pluie pour faire un feu de camp.

Petite grange dans la nuit par Alain VERMEESCH sur L'Internaute

« Que cette chaleur fait du bien » a dit Angélique avant de pousser un cri. En effet, la lumière éclairait les murs de la grange…. Ceux-ci étaient remplie d’inscriptions que nous ne comprenions pas, tels des écritures, de couleur rouge. En nous approchant des murs, nous avons remarqué qu’il ne s’agissait pas d’écritures mais de mots directement gravés sur les murs et planches …il y avait des griffures avec des traces de sang, un ongle et plus loin, un anneau auxquels étaient attachées des chaînes avec des cadenas. Nous avons imaginé tellement de choses, mais l’évidence était que quelqu’un avait Stickers main en sang - Halloweencertainement été retenu de force. Nous étions glacés de peur. Nous n’avions pas d’autres abris, la température dehors était glaciale….un 13 février, perdus dans la campagne. Un vendredi de février, un vendredi 13…notre imagination filait dans tous les sens et si nous étions tombés dans le repère d’un fou, d’un fou dangereux capable de retenir une personne attachée dans une grange perdue. Nous n’avons aperçu personne lors de notre arrivée et il n’y avait aucune trace de vie récente…cela rassura quelque peu Marc mais Angélique et Amandine tremblaient, de froid, mais aussi de peur. Nous nous sommes tous rapprochés du feu de camp, nous n’avions pas envie de parler, de penser, juste envie que cette nuit se termine et de vite retrouver la voiture. J’avais espoir que ma grand-mère ne nous voyant pas arriver appellerait les secours, mais elle était âgée et perdait vite la notion du temps. Oh ! dis-je à voix haute, « j’avais oublié ». Ce cri fit sursauter Amandine, Angélique et Marc… « Que se passe-t-il Victor ? » Je marquais un temps d’arrêt, me mis à 

réfléchir et je décidais de leur expliquer. L’été dernier, ma grand-mère m’avait raconté que des enfants avaient disparus dans la région et qu’ils n’avaient jamais été retrouvés malgré les recherches menées par la gendarmerie et les habitants.

Se pouvait-il que cette grange ait servi à cacher les enfants disparus…Qu’étaient-ils devenus ? Lorsque j’eu fini de raconter cette histoire, je m’aperçus que les filles tremblaient de plus belle. Marc essayait de faire bonne figure mais n’en menait pas large. Un cri déchirant retentit d’un seul coup, un cri glaçant, comme celui d’une bête qu’on égorge. Ce cri fut immédiatement suivi des cris associés d’Amandine et D’angélique qui s’étaient chacune jeté dans les bras l’une de l’autre.

Ce cri effrayant fut suivi par des grognements, et des raclements comme si quelqu’un ou une chose grattait le sol, les bruits se rapprochaient … Marc sauta d’un bond sur la porte, cria à Amandine d’apporter une chaîne afin  d’empêcher «la chose» d’entrer dans la grange.  La porte bougea comme si on voulait forcer l’entrée, nous nous étions tous mis contre la porte afin qu’elle ne puisse s’ouvrir.  Les grognements continuaient de plus belle puis une voix, une voix glaciale se fit attendre: qui êtes-vous les enfants, je vous suis depuis que vous avez quitté la voiture, vous êtes chez moi., laissez moi  entrer … Nous ne répondîmes pas, effrayés.  Des coups se firent ressentir sur la porte: des coups de hache, qui traversèrent facilement les planches abîmées … Je pu apercevoir le visage de l’homme: terrifiant, la moitié du visage était défiguré, comme si l’homme avait été victime  de flammes … ses yeux étaient vicieux, son regard était celui d’un fou, il était de grande corpulence et ses vêtements étaient tachés, … tachés par un liquide rouge.  Du sang?  Il fallait vite prendre une décision.  A l’autre bout de la grange, une planche était cassée et nous pouvions facilement nous faufiler …. je chuchotais aux filles de passer par là et de courir tout droit sans se retourner.  J’avais l’intime conviction que nous avions rencontré un fou dangereux, certainement l’homme qui avait enlevé les enfants.  Les traces de sang, nous avions affaire à un tueur. Nous nous sommes mis à courir droit devant, je glissais à plusieurs reprises dans la boue.  Je me trouvais vite isolé de Marc.  J’étais seul et perdu dans les bois.  Je ne sais combien de minutes ou d’heures s’écoulèrent, il faisait froid, la pluie avait laissé la place à la neige, je n’entendais aucun bruit … D’un coup, un cri déchira le silence

J’étais terrorisé.  J’avais froid, mes doigts étaient bleus, je ne savais pas où j’étais et aucune trace de Marc ni d’Angélique n’était visible.  Étaient-ils retournés à la voiture, avaient-ils été attrapés comme Amandine ?? Je fus saisi par le bras, et plaqué dos à terre.  L’homme, le fou furieux que j ‘avais aperçu à travers les planches était penché au-dessus de moi et brandissant une hache.  Hache couverte de sang, il leva son bras et la hache fondit dans ma direction.  Ce jour samedi 14 février je me réveillai en sueur dans mon lit, effrayé, ne comprenant pas ce qui était passé, rêve, réalité ??  je tremblais et suais encore.  Je poussai un cri et ma maman affolée arriva pour me réconforter.  Je lui racontais mes souvenirs et elle me rassura aussitôt: j’avais fait un cauchemar.  Nous étions le 14 février, jour de la saint-valentin, ce soir c’est décidé je déclare ma flamme à Amandine.

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Publié par Thameur DEBOUBA

Enseignant/formateur dans l'âme, je suis constamment à la recherche de nouveautés pour accompagner les apprenants.

25 commentaires sur « De la réalité au rêve »

  1. Un excellent récit Sasha ! Une maîtrise de l’intrigue époustouflante jusqu’à la chute quelque peu surprenante !
    Pour conseil j’aurais plus mis du passé simple à la place du passé composé car c’est un récit.
    Bravo 🍾 !

  2. Bravo pour ce récit il est très intriguant mais je rejoins Louis j’aurai plus mis du passé simple que du passé composé

  3. j’ai adorée l’histoire elle m’a fait très peur mais je trouve que c’est une histoires classiques on en trouve beaucoup de se genre mais bravo

  4. BRAVO!!!

    J’ai adorée ton histoire qui m’a fait froid dans le dos, mais je pense que c’est une histoire très classique, basique comme toute les histoires qui font peur. J’ai quand même adorée ton histoire

    BRAVO!!!!!

  5. BRAVO, pour ce récit très très bien rédigé! J’aime particulièrement ce genre d’intrigue et ce récit m’a vraiment plu, donc FÉLICITATIONS!
    Je n’ai juste pas, tout le temps, compris qui parlait et “qui était qui”. On ne comprend pas bien qui est ton personnage dès le début.
    Mais sinon ce récit était très bien!
    Encore BRAVO!!

  6. J’ai beaucoup aimer parce ce que quand Sasha raconte l’histoire on se plonge dedans alors que c’était un rêve

  7. Une histoire excellente que j’ai particulièrement apprécié, je tiens à dire que l’histoire est légèrement classique et que le lecteur peut savoir que c’est un rêve. Mais l’histoire est très bien, un texte bien écrit et une fin qui au lieu d’imposer un doute ,comme de nombreuses nouvelles fantastiques, donne la morale de cette histoire. Bravo !

  8. BRAVO pour cette histoire très très bien rédigée! La plupart du temps j’aime beaucoup les histoire d’aventure et d’intrigue mais celle là m’a particulièrement plu!
    Je pense qu’il faudrait mieux indiquer “qui est qui” et quelle personne parle car je n’ai pas tout de suite compris qui était le personnage principal.
    Mais sinon très bonne histoire et encore BRAVO!!

  9. J’ ai adoré ton histoire aucunes fautes et très prenante dommage qu’ au final il se réveille🤷‍♂️ . En tout cas très très bon texte 👌👍👏. J’ ai adoré💕✔😉 .

  10. BRAVO!!!!!!!!
    C’était une très bonne histoire terrifiante. Mais je n’arrivais pas toujours a comprendre “qui est qui” dans l’histoire. Et je rejoins Marguerite sur ce point.
    BRAVO!!!!!!!!

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